« 24 heures à New-York » de Vuk Lungulov-Klotz, avec Lio Mehiel, Cole Doman et MiMi Ryder.
Mais à quel genre appartient donc ce premier long métrage d’un réalisateur transsexuel traitant essentiellement de la transsexualité ?
Disons que cette production spécifique du cinéma indépendant américain, relève tout autant du drame social que du film à caractère autobiographique.
Le cinéaste new yorkais Vuk Lungulov-Klotz nous y donne à voir, en effet, 24 heures de la vie de Feña (un prénom neutre à Cuba), un jeune homme trans, qui mène une existence trépidante dans un New York intime, loin des clichés en usage.
En rupture avec sa mère, cette ex-jeune fille en cours de métamorphose (elle s'est fait retirer les seins mais n'a pas encore de pénis), qui travaille dans un pub et partage un petit appartement avec un autre trans, doit accueillir son latino de père, qui vit à l’autre extrémité du continent américain, renouer avec sa demi-sœur, en pleine crise d’adolescence, et son petit ami, suite à leur douloureuse rupture.
Un emploi du temps un peu trop chargé pour une seule personne et en si peu de temps ?
Plutôt un kaléidoscope d’évènements témoignant du chaos émotionnel qu’a entrainé son changement de sexe, tant pour elle-même que pour son proche entourage, et qui nous permet, paradoxalement, d’entrer tout en douceur et profondeur dans sa peau.
Aboutissant, au final, à un film d’auteur émouvant et nous permettant de mieux comprendre toute la singularité propre à sa condition.
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