« Dogman » de Luc Besson, avec Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Grace Palma et Christopher Denham.
Pourquoi bouder son plaisir ?
Avec « Dogman », Luc Besson a réalisé un film magistral, offrant à Jones Caleb Landry l’occasion d’une prestation éblouissante, digne de celle de Joaquin Phoenix dans « Joker ».
L’histoire de Douglas, un enfant battu, qui ne trouvera protection et salut qu’à travers l’amour de ses chiens et qui le leur rendra bien…
Sur cette trame sensible et révoltante, Luc Besson orchestre un superbe film d’action à l’américaine.
Du cinéma tout en violence et émotion, no made in France mais néanmoins terriblement français.
En témoigne la scène d’anthologie où Douglas, réduit à se déplacer en fauteuil roulant à cause des mauvais traitements de son père, parvient à se redresser sur ses jambes flageolantes, le temps d’une chanson, pour interpréter sur la scène d’un cabaret transformiste, « La Foule » d’Edith Piaf.
Le seul job qu’il a trouvé pour nourrir les nombreux locataires de son chenil clandestin.
Amusant de voir les réserves d’une certaine critique vis à vis de notre cinéaste national.
On sait bien que Luc Besson n’est pas Robert Bresson.
Mais entre le « cinématographe » de l’un et le cinéma de l’autre, n’y a t-il pas place pour tous les genres cinématographiques ?
D’autant plus qu’à défaut d’être un auteur de films classiques comme son presque homonyme, Luc Besson demeure aujourd’hui encore notre meilleur cinéaste populaire d’exportation.
Et le promoteur efficace du savoir faire des artistes (superbe bande musicale du film due au compositeur Eric Serra) et des techniciens hexagonaux.
Oui, pourquoi le lui reprocher ?
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