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 C'est dans les vieux sites que l'on fait les meilleurs musées !

 Après la récente installation de la collection Pinault à la Bourse de Commerce, voilà que la vénérable Bibliothèque nationale de France, délestée de ses livres au profit de la nouvelle Bibliothèque François-Mitterrand, a ouvert, après plusieurs années de travaux de rénovation, les portes de son musée en  septembre 2022 : un superbe écrin où elle expose l'essentiel de son inestimable trésor.


2e arrondissement 


Musée de la BnF 

5, rue Vivienne

Tél. : 01 53 79 49 49

Métro : Bourse, Palais-Royal ou Pyramides

https://www.bnf.fr/fr/le-musee-de-la-bnf


 Se substituant à l’ancien Cabinet des Médailles et Antiques, le nouveau musée de la BnF  embrasse désormais toute l’étendue des fonds de la Bibliothèque, de l’Antiquité à nos jours, et dévoile près de 900 œuvres exceptionnelles. 

 Des pièces rares y sont exposées comme le Grand Camée de France, le trône de Dagobert, des manuscrits enluminés tels que le Sacramentaire de Drogon, des œuvres représentatives de moments fondateurs comme les Pensées de Pascal ou Les Misérables de Victor Hugo, Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir, mais également des estampes de Rembrandt à Picasso, des dessins de Sonia Delaunay, des photographies de Nadar à Capa et des costumes d’Opéra. 

 


Le trône de Dagobert.



 Le musée de la BnF occupe les plus beaux espaces du site Richelieu, qui a été entièrement réaménagé par les architectes Bruno Gaudin et Virginie Brégal. 

 Tandis que le nouveau jardin paysager, à l'entrée de la rue Vivienne, a été conçu par les paysagistes Gilles Clément, Antoine Quenardel et Mirabelle Croizier.

 


Salle des Colonnes.



 Le parcours, à la fois chronologique, de l’Antiquité à nos jours, et thématique, se déploie sur 

1 200 m², répartis au 1er étage et accessible par ascenseur.

 Là, pas moins de 10 espaces attendent le visiteur : la salle des Colonnes – salle Fondation Leon Levy, le Cabinet précieux – salle Sisley-d’Ornano, la salle de Luynes, la salle Barthélemy, le salon Louis XV, la galerie de verre, la Rotonde, la galerie Mazarin, le hall Roux-Spitz et la chambre de Mazarin.

 


Salle de Luynes.


 La salle Ovale, emblématique de la BnF – Richelieu, inaugurée en décembre 1936, a retrouvé tout son éclat et est ouverte gratuitement à tous les publics de tous âges, qui y disposent de plus de 20 000 volumes présentés en libre consultation.

 


Salle Ovale.


 Mentionnons encore le nouvel espace d’expositions temporaires, aménagé dans la galerie Mansart – galerie Pigott, où ont déjà été programmés : « Molière, le jeu du vrai et du faux » (27 septembre 2022 au 15 janvier 2023) et « Degas en noir et blanc » (mai à septembre 2023).

 Signalons enfin, qu'un café-salon de thé et une librairie agrémentent les lieux au Rez-de-chaussée, et que les outils numériques les plus performants : bornes interactives, tables tactiles et web-application accompagnent le visiteur dans ses déambulations à travers ce musée aux multiples trésors.


Texte et photos : © Jacques Barozzi


par Jacky Barozzi 19 février 2025
Anacreon de Jean-Baptiste Claude Eugène Guillaume (1822 - 1905), marbre réalisé en 1849-1851. Au musée de l’homme nu Installé dans l'ancienne gare d'Orsay, le musée éponyme a été inauguré en 1986. Dit aussi musée du XIXe siècle, ses collections de peinture, sculpture, arts décoratifs, art graphique, photographie, architecture… en font l’un des plus grands musées d'Europe pour cette période. Outre la richesse des tableaux impressionnistes qui y sont exposés, on y trouve aussi quelques unes des plus belles sculptures de la seconde moitié du XIXe et du début du XXe siècle, époque flamboyante de la sculpture parisienne. Aux oeuvres de Rodin ou Bourdelle, déjà évoquées précédemment, mentionnons la puissance et la grâce des principaux nus masculins conservés à Orsay.
par Jacky Barozzi 17 février 2025
Le Génie de la Liberté , bronze de 1885, musée du Louvre. Splendeur et humilité de l’homme nu 4e, 11e et 12e arrondissements Place de la Bastille  Le Génie de la Liberté , dit aussi Le Génie de la Bastille , statue en bronze doré réalisée par Auguste Dumont (1801-1884). Elle surmonte depuis 1836 la colonne de Juillet. D'une hauteur de 4 mètres, elle figure la liberté sous des traits masculins et représente un génie ailé qui brandit, dans la main droite un flambeau et la gauche les chaînes brisées du despotisme, tout en s'élançant dans les airs depuis son pied gauche.
par Jacky Barozzi 16 février 2025
Hydrorrhage du sculpteur Jean-Robert Ipoustéguy. Un nu classé X 5e arrondissement Jardin Tino-Rossi, quai Saint-Bernard Aménagé en jardin entre 1975 et 1980, le quai Saint-Bernard est constitué d'une suite de promenades, entre les ponts d’Austerlitz et de Sully. C’est là qu’a été installé le musée de Sculptures en plein air de la Ville de Paris, consacré essentiellement aux œuvres de la seconde moitié du XXe siècle. Au centre, un rond-point constitué d’une succession de bassins semi-circulaires, abrite une bien singulière fontaine. Baptisée Hydrorrhage , celle-ci a été réalisée en 1975-1977 par l’architecte Daniel Badani et le sculpteur Jean-Robert Ipoustéguy. Derrière une imposante armure en forme de bouclier, on découvre un homme nu, harnaché d’un attirail relevant proprement de l’iconographie sado-masochiste, et suçotant une sorte de gland tout en se livrant à la masturbation ! Cette audacieuse œuvre, contemporaine de l’époque de la libération sexuelle, semble avoir dépassée les souhaits de son commanditaire. La municipalité a en effet récemment entouré d’un grillage et d’une haie d’arbustes l’ensemble des bassins, empêchant le visiteur de se rapprocher de cette fontaine, autrefois de plain-pied, et en a pudiquement détourné la gerbe principale, qui jaillissait du sexe du personnage et retombait dans le premier bassin depuis le gros tuyau recourbé au centre du bouclier, pour le remplacer dans un premier temps par les deux inoffensifs jets d’eau du bassin, situés de part et d’autre du groupe en bronze. Désormais, la fontaine est à sec et les bassins ont été transformés en pots de fleurs ! 
par Jacky Barozzi 14 février 2025
Le Triomphe de la République (détail), par Jules Dalou, 1899. Les nus triomphaux de Dalou Engagé dans les combats de la Commune, le sculpteur Parisien, Aimé Jules Dalou (1838-1902), ami d’Auguste Rodin, très en vogue dans le dernier quart du 19e siècle, nous a légué une multitude d’oeuvres monumentales ornant les façades, places, jardins, rues ou cimetières de la capitale. Des figures républicaines de style réaliste ou évoquant des scènes mythologiques, empreintes d’une sensualité affirmée, en marbre et en bronze.
par Jacky Barozzi 10 février 2025
Le dernier Calvaire de Paris (18e arr.) Christ et Atalantes Une multitude de Christ de douleur et d'Atlantes en sueur ornent les rues, les églises, les façades ou les cimetières de la capitale, parmi lesquels nous retiendrons ceux-ci. 18e arrondissement Quartier : La Chapelle La Croix de l'Évangile Cette croix de chemin ou calvaire, est la dernière visible à Paris. Elle est située à la jonction de deux chemins devenus, l'un la rue de l'Évangile, l'autre la rue d'Aubervilliers. Son histoire remonte au XVIe siècle, en 1540, à l’époque où une grande plaine s’étendait entre les villages de Saint-Denis, La Chapelle et La Villette, qui étaient alors à l’extérieur des remparts de la ville de Paris. C’était à l’époque, un lieu de vénération important. Chaque année, une grande procession effectuait un trajet triangulaire entre Saint-Denis, la croix de l’Évangile et La Villette. De la totalité des croix parisiennes détruites à la Révolution, seule celle de l’Évangile fut reconstruite en 1860 à son emplacement originel, au bout de la rue de l'Évangile, où les gazomètres de l’époque ont laissé la place à la zone d'activités Cap 18, qui est aujourd'hui la dernière zone Industrielle située dans Paris intra-muros.
par Jacky Barozzi 3 février 2025
Le Génie du sommeil éternel d'Horace Daillion au rond-point central du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Éros necropolotain De nombreuses figures d’hommes nus, plein de vie ou de douleur, hantent les cimetières parisiens. Là, Éros n'est-il pas au plus près de Thanatos ?
par Jacky Barozzi 1 février 2025
Les Naufragés par Antoine Etex, 1859. Dangereuses chutes de reins au parc Montsouris 14e arrondissement Parc Montsouris  Conformément à la volonté de Napoléon III, la décision d’aménager cette grande promenade de 16 hectares sur le site de Montsouris fut prise en 1865. Les travaux commencèrent en 1867 sous la direction de l’ingénieur Jean-Charles Adolphe Alphand mais la guerre de 1870 les interrompit et le parc ne fut vraiment achevé qu’en 1878. De singulières sculptures d'hommes nus érotisent cette superbe promenade au sud de Paris.
par Jacky Barozzi 31 janvier 2025
Palais Bourbon (7e arr.), Prométhée animant les Arts , détail de la façade de la cour du pont (1837). Les hommes nus de Rude entre profane et sacré D’inspiration païenne, chrétienne ou républicaine de nombreuses figures d’hommes nus de François Rude (1784-1855), l’un des maîtres de la sculpture française du XIXe siècle, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, sont visibles à Paris. Visite guidée en image ! 1er arrondissement Musée du Louvre
par Jacky Barozzi 24 janvier 2025
Le musée Rodin, vu du grand bassin au fond de la perspective ouverte depuis la façade principale. En son centre, on peut découvrir le groupe Ugolin et ses enfants , montrant ceux-ci mourant de faim et suppliant leur père de les dévorer, selon les célèbres vers de l’Enfer de Dante : « Le tourment, père, si tu nous manges, serait moindre pour nous ; c'est toi qui revêtis nos pauvres corps de chair, tu peux les dépouiller ».
par Jacky Barozzi 20 janvier 2025
L'histoire véritable d'un célèbre homme nu de Paris
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