« Et j'aime à la fureur » de André Bonzel.
Bien avant les frères Lumière, Charles Baudelaire aurait-il inventé le cinéma ?
En empruntant son titre à ce ver du poème Les bijoux de l’auteur des Fleurs du mal : « et j’aime à la fureur/Les choses où le son se mêle à la lumière », le cinéaste André Bonzel entend bien rendre ainsi, à travers son film, un double hommage au cinéma et à la sensualité des choses de la vie.
Co-réalisateur avec Benoît Poelvoorde et Remy Belvaux du film culte « C’est Arrivé Près de Chez Vous » (1992), André Bonzel n’avait pas réalisé d’autres films depuis, se contentant pour sa part de collectionner des bobines de films de cinéastes amateurs.
Tandis que Benoît Poelvoorde a fait la carrière que l’on sait et que Remy Belvaux, frère de l'acteur et cinéaste Lucas Belvaux, est mort prématurément en 2006 à l’âge de 39 ans.
Issu d’une famille d’ingénieurs et d’industriels du Nord de la France, André Bonzel comptait parmi ses ascendants plusieurs passionnés de cinéma, comme lui, dont il a hérité des films qu’ils ont eux-mêmes tournés.
Une passion du cinéma qui se double généralement chez ses prédécesseurs comme pour lui d’un semblable amour des femmes, qu’ils fixent amoureusement sur pellicules.
Grâce à ces bribes de vie, ces fragments de bonheur intimes et d’émotions partagées, André Bonzel parvient à reconstituer l’histoire de sa propre famille, mais aussi celle des autres, ainsi que l’histoire du cinéma.
Pas moins !
Et c’est parfaitement réussi.
D’autant plus que la bande-son s’enrichit ici de la musique originale de Benjamin Biolay.
https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19596243&cfilm=271846.html
La Femme au volcan, collection particulière du cinéaste.
contact : jackybarozzi@aol.com