« Simple comme Sylvain » de Monia Chokri, avec Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal et Francis-William Rhéaume.
La belle et sage Sophia (Magalie Lépine Blondeau) est professeure de philosophie à Montréal.
Elle vit depuis une dizaine d’années en couple avec Xavier, un intello bon teint comme elle, quand elle rencontre Sylvain, un beau charpentier aux allures de bûcheron (Pierre-Yves Cardinal, révélé dans « Tom à la ferme » de Xavier Dolan) chargé de rénover leur chalet dans les Laurentides.
Leurs corps s’embrasent aussitôt et les ébats torrides qui s’en suivent entre eux priment sur le coeur et la raison : indiscutablement, ils s’aiment dans tous les sens du termes et toutes les positions possibles !
Le problème est qu’elle est tout aussi cultivée et à l'aise avec les concepts philosophiques que lui est simple et pragmatique.
Mais l’amour entre ces deux-là, que tout oppose, peut-il croître et embellir ?
Pour son troisième long métrage, après « La Femme de mon frère » et « Babysitter », l’actrice et cinéaste Québécoise Monia Chokri, 41 ans, avoue s’être inspirée de sa propre expérience.
Ce qui nous vaut aujourd’hui une délicieuse comédie sur les jeux du hasard et de l’amour, finement analysé dans son aspect sociologique et rudement filmé sous l’angle de ses chauds échanges érotiques.
Avec la réjouissante liberté de ton et d’action qui caractérise nos cousins canadiens, plus décomplexés que nous pour parler et montrer les choses du sexe.
Drôle et savoureux !
Un seul bémol toutefois, la fin trop raisonnable et prévisible du film, où, malgré la force de son désir et l’acuité de son intelligence, l’héroïne laissera passer sa chance et ne parviendra pas à s’émanciper de ses préjugés de caste…
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