« Feu follet » de João Pedro Rodrigues, avec Mauro Costa, André Cabral et Joel Branco.
Le cinéaste portugais, découvert avec son décoiffant premier long métrage, « O Fantasma » (2001), où le jeune héros, masochiste en latex, se roulait complaisamment dans la boue et les ordures, nous avait proposé plus récemment « L’ornithologue » (2016), un film tout aussi fantasmagorique mais moins hygiéniquement incorrect.
Dans « Feu follet », qui sort cette semaine sur nos écrans, il nous offre une « fantaisie musicale » d’à peine plus d’une heure.
Un conte de fée à la Jacques Demy où un jeune prince, Alfredo, soucieux de préserver les forêts environnantes de son beau royaume, rêve de devenir pompier volontaire.
A la caserne, il rencontre Afonso, un Noir musculeux, chargé de parfaire son instruction.
Ici, les virils pompiers sous la douche sont en jack traps, et les exercices d’entrainement sont prétextes à de sensuelles chorégraphies aux embrasements ignifugés.
Une comédie musicale mâtinée de science fiction, puisqu'elle débute avec l’agonie, en 2059, d’Alfredo, devenu un roi sans couronne, qui n’a jamais oublié son amant Afonso, élu récemment président de la République portugaise !
Au mélange des corps correspond ici un mélange des classes et des races, selon les lois démocratiques et passionnées du désir amoureux.
Une histoire de caserne en folie, revisitée et fantasmée, où l’on retrouve intact l’humour gay propre à ce cinéaste singulier…
https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19597334&cfilm=303761.html
contact : jackybarozzi@aol.com