« Frère et soeur » de Arnaud Desplechin, avec Marion Cotillard, Golshifteh Farahani, Melvil Poupaud et Patrick Timsit.
Présenté hier soir en compétition au Festival de Cannes, dont il est un habitué, le dernier film d’Arnaud Desplechin, frère cadet de la romancière Marie Desplechin, nous conte cette fois-ci la haine d’Alice (Marion Cotillard), comédienne de théâtre célèbre, pour son petit frère, Louis (Melvil Poupaud), écrivain à succès.
Une haine absolue, apparue vingt ans plus tôt lorsque Louis serait devenu soudainement plus célèbre qu’Alice.
Une haine irrémédiable, née de la jalousie, qui sera à la source du démantèlement complet de toute la cellule famille !
« J'ai déjà fait un film pour dire du mal de ma famille (La Vie des morts), j'ai déjà fait un film pour dire du mal de mon pays (La Sentinelle), maintenant, j'aimerais bien faire un film pour dire du mal de mes fiancées", déclarait Desplechin aux Inrockuptibles en 1996 à propos de la genèse de Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle).
Ainsi, Arnaud Desplechin renoue t-il avec sa manière bien singulière de s’affirmer tout en s’opposant, en nous proposant désormais un film où il nous dit tout le mal qu’il pense de sa détestable aînée !
Cela donne un mélodrame insupportable, excessif en diable, qui sonne faux, où les comédiens sont amenés à sur jouer leur partition, comme dans un (mauvais) film de Xavier Dolan, sans l’authenticité toutefois qui caractérise les oeuvres de ce dernier.
D’autant plus que cette haine inexplicable et inexpliquée, disparaitra tout à coup comme par enchantement après la mort des parents d’Alice et Louis, à la fin du film !
Juste un mauvais prétexte pour un film raté.
Plus réussi était le précédent en forme de haine/amour pour sa ville natale, Roubaix, une lumière.
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