« Inchallah un fils » de Amjad Al Rasheed, avec Mouna Hawa, Seleena Rababah et Haitham Omari.
Certes, il reste encore bien des progrès à faire dans la pratique et à l’usage, mais en France, les femmes disposent d’un arsenal législatif et juridique qui les met à égalité avec les hommes.
Elles ont désormais toutes les cartes en main pour être libres, indépendantes et heureuses (en option).
C’est loin d’être le cas partout dans le monde !
Ainsi, à Amman, où après la mort soudaine de son mari, Nawal, 30 ans, doit se battre et se débattre, pour conserver sa maison et la garde de sa fille.
Représentant la Jordanie à la 96e cérémonie des Oscars, le premier long métrage du réalisateur Amjad Al Rasheed s'inspire d'une loi jordanienne selon laquelle une femme qui perd son mari et qui n'a pas de fils doit partager son héritage avec sa belle-famille.
Une belle-famille qui n'a de cesse de l’obliger à vendre sa maison pour toucher sa part…
Un film au réalisme social puissant, mené au rythme d’un thriller haletant, porté par le jeu éblouissant et charismatique de l’actrice palestinienne Mouna Hawa.
Celle-ci y incarne, en effet, une Nawal intrépide et déterminée à faire valoir ses droits les plus élémentaires dans une société où la femme n’a d’existence reconnue qu’à travers son assujettissement à un homme : son père, son frère, son mari voire même son fils !
Face à une situation inextricable, et ne pouvant compter que sur l’aide de Dieu, cette jeune veuve, qui doit cacher sa belle crinière de lionne dès que l’on sonne à sa porte, parviendra t-elle à trouver la voie d’une relative émancipation ?
Oui, grâce avant tout à sa propre volonté, sans aucune solidarité féminine, hélas, et encore moins familiale ou masculines, mais non sans prendre au passage quelques libertés avec la loi religieuse.
« Aide-toi et le ciel t’aidera », nous rappelle avec une pointe d’humour, ce film salutaire, ici et ailleurs.
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=315328.html
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