« Pacifiction » de Albert Serra, avec Benoît Magimel, Pahoa Mahagafanau et Matahi Pambrun.
Sur l’île de Tahiti, le Haut-Commissaire de la République De Roller, représentant de l’État Français s’ennuit… nous aussi, mais les images sont belles et Benoît Magimel est impressionnant avec ses kilos en trop. Un film surprenant, où celui-ci s’impose de plus en plus comme le successeur de Gérard Depardieu !
« Le Serment de Pamfir » de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk, avec Oleksandr Yatsentyuk, Stanislav Potiak et Solomiya Kyrylova.
Dans une région rurale aux confins de l’Ukraine, Pamfir, véritable force de la nature, retrouve femme et enfant après de longs mois d’absence.
Un superbe film à caractère ethnologique sur une société humaine qui nous apparait archaïque et exotique en diable.
Et où l’on découvre que l’homme ukrainien n’est pas un tendre ni un enfant de choeur…
Risque d’enlisement généralisé pour les Russes envahisseurs, comme jadis en Afghanistan ?
« Harka » de Lotfy Nathan, avec Adam Bessa, Salima Maatoug et Ikbal Harbi.
le film a été tourné à Sidi Bouzid, la petite ville tunisienne d’où est parti le Printemps arabe, le 17 décembre 2010, avec l’immolation de Mohamed Bouazizi, lui aussi marchant ambulant, devant le siège du gouvernorat.
Un biopic qui ne dit pas son nom et nous laisse sur notre faim.
Car on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il reste dudit Printemps arabe, question à laquelle le film, illustratif et passéiste, ne répond pas…
« Trois nuits par semaine » de Florent Gouëlou, avec Pablo Pauly, Romain Eck et Hafsia Herzi.
Baptiste, un photographe hétéro, fait la rencontre de Cookie Kunty, une jeune drag queen de la nuit parisienne.
Le début d’une passion amoureuse, qui va perturber sa vie.
Lisse comme un roman-photo à l’eau de rose, du genre que l’on feuillette sans déplaisir mais que l'on oublie aussitôt…
contact : jackybarozzi@aol.com