« Love Life » de Kôji Fukada, avec Fumino Kimura, Tomorowo Taguchi et Tetta Shimada.
Quelle est donc cette urgence qui pousse le cinéaste japonais Kôji Fukada, 43 ans, dont on a pu voir récemment le diptyque « Fuis-moi je te suis » et « Suis-moi je te fuis » a tourner si abondamment et à vive allure ?
Un peu comme Fassbinder jadis, avec lequel il partage la même passion pour le mélodrame à la Douglas Sirk.
C’est un beau scénario c'est une belle romance, que cette histoire située entre le Japon et la Corée du Sud et cependant à portée universelle.
Un chant d’amour à la vie, malgré le terrible deuil s’abattant subitement sur une jeune mère perdant accidentellement son fils de 7 ans.
Mariée à Jiro, Taeko et son fils Keita, enfant malicieux et prometteur, vivaient paisiblement en face de chez ses beaux-parents quand intervint le drame.
Son époux considérait Keita comme son propre fils, mais à l’occasion de l’enterrement de ce dernier, son père biologique, qui les avait abandonnés peu après sa naissance, sa mère et lui, réapparait.
Dès lors, les évènements ne vont cesser de se succéder, nous tenant en haleine jusqu’à la fin.
Un film tout en émotion non contenue, où les personnages évoluent dans des sociétés économiquement prospères mais que le cinéaste a choisi de nous montrer essentiellement du côté de la précarité et de l’exclusion : Taeko et Jiro travaillent dans l’humanitaire et le père biologique de Keita cumule les conditions de migrant, SDF et sourd et muet.
Beaucoup pour ce mélodrame, sans misérabilisme toutefois, aux réseaux étroitement intriqués, qu’irrigue néanmoins, à l’égal d’une chanson douce, l’amour de la vie…
Au bout du compte, un film très réconfortant !
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