« The Brutalist » de Brady Corbet, avec Adrien Brody, Felicity Jones et Guy Pearce.
Au début j’ai eu le sentiment d’assister à un film que l’on m’avait sur vendu.
Ensuite, j’ai cherché vainement à comprendre la teneur du message que celui-ci voulait nous faire passer.
Jusqu’à la scène inattendue de Carrare, où l’architecte László Tóth et son riche mécène Pennsylvanien, l’industriel Harrison Lee Van Buren, sont venus choisir un bloc de marbre, pièce maitresse du bâtiment de la Fondation qu’ils sont en train de construire.
Ce message serait-il de nous dire, de manière brutalement symbolique, que les Juifs réfugiés en Amériques se sont faits baiser par la classe dominante des bons blancs protestants américains ?
Ne leur offrant comme unique perspective que de partir en Israel.
Je n’ai pu alors ne plus penser en regard qu’aux actes et déclarations actuelles de Trump et de Netanayhou.
D’où un certain malaise…
Le film dure 3 h 35, avec un entracte de 15′ !
Mais on ne s’ennuie pas, malgré quelques longueurs.
C'est bien foutu, efficace, dense, intense.
Un peu trop et partant dans tous les sens.
Un peu surjoué par les deux acteurs principaux à mon goût.
Imaginez « Le Parrain » de Francis Ford Coppola, mais sans les Italiens et la mafia, remplacés ici par les Juifs d’Amérique et qui pourrait être titré « Les Parias ».
L’accueil de la critique est dingue et les nominations aux Oscars s'accumulent à Hollywood.
Venise, plus mesurée, a donné seulement le Lion d’Argent pour la mise en scène.
Ce qui est bien vu.
https://www.youtube.com/watch?v=6d7yU379Ur0
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