« Une belle course » de Christian Carion, avec Line Renaud et Dany Boon.
« Le Sixième enfant » de Léopold Legrand, avec Sara Giraudeau, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla et Damien Bonnard. D’après le roman « Pleurer des rivières » d’Alain Jaspard.
A Jean Gabin à qui l’on demandait ce qu’il fallait pour faire un bon film, celui-ci répondit : « Trois choses, un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario. »
On pourrait rajouter un bon réalisateur et de bons acteurs.
« Une belle course » et « Le Sixième enfant », premiers films respectivement de Christian Carion et de Léopold Legrand, réunissent toutes ces conditions et sont sans conteste possible de bons drames psychologiques français.
Et pourtant…
L’histoire de cette vieille femme de 92 ans, qui quitte définitivement sa maison de Brie-sur-Marne pour rejoindre un ehpad de Courbevoie et raconte en chemin au chauffeur de taxi, au cours de leur longue traversée d’est en ouest de Paris, les principales étapes de sa vie, avec au passage un arrêt sur les lieux, ne manque pas d’intérêt.
Le scénario est solide et Line Renaud, dans un rôle testamentaire, va nouer une relation intime particulièrement émouvante avec un Dany Boon ronchon à souhait.
De même que le scénario et les acteurs du « Sixième enfant » sont convaincants.
Ici, un couple de gens du voyage, sédentarisé dans une caravane et lesté déjà de cinq marmots et de beaucoup de problèmes, veut abandonner leur futur enfant à naître à un jeune couple d’avocats qui ne peut pas en avoir.
Tout aussi émouvant est le combat de ces deux couples obéissant à la loi du coeur et qui vont se heurter irrémédiablement à la loi des hommes et de la société.
Oui, et pourtant…
Deux bons films contemporains, se confrontant à des thèmes forts, tels que la fin de vie et la naissance, mais qui sont loins cependant d’être satisfaisants du stricte point de vue de l’art cinématographique.
Beaucoup de savoir-faire et de talent mais une absence patente du moindre génie, hélas !
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