C’est une page d’histoire qui se tourne.
Lido
116bis, avenue des Champs-Élysées
Tél. : 01 40 76 56 10
Métro : George-V
En 1946, les frères Joseph et Louis Clerico rachetèrent le Lido à Léon Volterra, propriétaire de plusieurs salles de spectacle prestigieuses de la capitale.
Inauguré en 1928, l’ancien cabaret parisien avait été aménagé par René Berger dans les sous-sols des Arcades des Champs-Elysées, au n° 78 de l’avenue des Champs-Élysées. Pour ce premier établissement, agrémenté d’une piscine, l’architecte avait conçu un décor évoquant la célèbre plage vénitienne auquel il doit son nom.
L’image du Lido ayant pâti de sa trop grande fréquentation par les officiers allemands durant l’Occupation, les frères Clerico s’attachèrent alors à écrire une nouvelle page de son histoire. Ils transformèrent entièrement la salle, qui fut inaugurée le 20 juin 1946 avec un spectacle intitulé Sans rimes ni raison.
Développant la formule du « dîner-spectacle », qui sera reprise dans le monde entier, les nouveaux propriétaires intégrèrent en 1948 la troupe des Bluebell Girls, fondée en 1932 par l’irlandaise Margaret Kelly. Composée de danseuses de formation classique mais trop grandes pour une troupe de ballet, cette particularité contribua fortement à la renommée du cabaret. Au point qu’aujourd’hui encore, la taille minimum requise exigée pour les danseuses du Lido est de 1,75m.
Fort de son succès grandissant, l’établissement dut s’agrandir et déménager en 1977 dans l’immeuble Normandie, au 116bis, avenue des Champs-Elysées.
Là, disposant de plus de 6 000 m² de surface en sous-sol, les architectes italiens Giorgio Vecchia et Franco Bartoccini imaginèrent une salle panoramique sans poutres sur deux niveaux de 1 150 places. Un ascenseur permet au parterre, où sont assis pas moins de 300 convives pendant le dîner, de s’enfoncer de 80 cm dans le sol assurant ainsi une parfaite visibilité à tous les spectateurs.
Shirley MacLaine, Laurel et Hardy, les sœurs Kessler ou encore Elton John ont participé aux beaux soirs du Lido, où, depuis 1946, ont été créées 26 revues dont la dernière Bonheur est à l’affiche depuis 2003.
Devenue une véritable institution, l'établissement est ouvert 365 jours par an et propose deux spectacles quotidiens.
C'était Paris !?
contact : jackybarozzi@aol.com