« La Comédie humaine » de Kôji Fukada, avec Masayuki Yamamoto, Kanji Furutachi et Minako Inoue.
Le succès, tout relatif, des derniers films du japonais Kôji Fukada, 43 ans, dont on a pu voir l’an dernier sur nos écrans « Love Life » ou le diptyque « Fuis-moi je te suis » et « Suis-moi je te fuis », nous valent de pouvoir visionner aujourd’hui son tout premier long métrage, réalisé en 2008.
Appréciant la littérature française et notamment Balzac, auteur que le cinéaste japonais a découvert à travers les tenants de la Nouvelle Vague, sa « Comédie humaine » est constituée de trois volets : « Le chat blanc », « Photographies » et « Le bras droit » imbriqués les uns dans les autres par le biais de personnages récurrents.
Si on y retrouve bien son goût pour le mélodrame et les relations amoureuses entre les humains, et son brio pour filmer les fils narratifs tirés à foison pour alimenter ses scénarios, ce premier film m’est apparu assez lent, trainant en longueur, parfois un peu ennuyeux et totalement désespérant.
Ici, tous le monde ment ou trompe son partenaire et le couple est une illusion définitivement perdue !
Quant aux moins menteurs ou aux plus naïfs d’entre eux, tels le doux jeune marié ou la belle fleuriste du film, ils en perdent l’un, le bras, et l’autre, la vie.
Une sombre vision de l’humanité qui s’est heureusement estompée dans ses films plus récents.
Quoiqu’intéressant, celui-ci toutefois est à déconseiller aux dépressifs chroniques…
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