« Elvis » de Baz Luhrmann, avec Austin Butler, Tom Hanks et Olivia DeJonge.
Le réalisateur australien Baz Luhrmann : « Romeo + Juliette » (1996), « Moulin Rouge ! » (2001) ou « Gatsby le Magnifique » (2013) est un peu le monsieur plus du cinéma mondial.
Avec lui, on est jamais dans l’économie de moyens et encore moins d’effets visuels ou sonores !
De ce point de vue là, son biopic sur Elvis Presley ne déroge pas à la règle : ça dégouline de mille éclats, grouille de plans hyper rythmés enfilés à toute allure les uns après les autres, le tout baigné par un déluge de musique et de sons a vous faire proprement péter les tympans.
Pour le spectacle, on est servi, pour la vérité historique où l'art cinématographique on peut encore se poser des questions…
Ne fallait-il pas cela pour évoquer la vie tonitruante de ce dieu de l’Olympe made in Memphis, devenu le King inégalé du rock n roll universel, véritable phénomène de foire ?
Un Blanc à la voix de Noir et au déhanché incomparable, propre à déclencher des mouvements d’hystérie collective, et pas seulement chez les dames.
Outre l’excellent choix d’Austin Butler pour incarner le King, le mérite du film de Baz Luhrmann est d’avoir donné une part égale dans l’élaboration de ce mythe moderne au Colonel Parker, étonnamment interprété par un Tom Hanks méconnaissable.
Néo Faust, à l’identité indéfinie et au passé trouble, qui prendra, après la mort de la mère d’Elvis, l’ascendant sur l’âme fragile de sa créature qu’il conduira certes à la gloire, mais en lui imposant toutefois la ligne de conduite à tenir et en empochant au passage 50% des recettes.
Le film illustre parfaitement, et à un rythme endiablé, ce triste destin hors norme de l’artiste mort à 42 ans, victime du trop d’amour donné à son public ou de cachets avalés pour tenir le coup ?
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